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dimanche 18 décembre 2011

Bondage à Berlin



"Bonjour Mona,

j'ai bien pensé à toi il y a trois semaines, pendant un voyage professionnel à Berlin. Après les deux jours de boulot avec les clients allemands, je suis restée seule le week-end suivant dans cette ville que je ne connaissais pas. Il faisait un temps à peu près correct et j'ai eu l'idée de louer un vélo dans le quartier Mitte, où se trouvait l’hôtel. Je me suis adressée à une petite boutique située tout près de la gare tenue par une charmante femme d’environ 45 ans, que j’appellerai Renate.

Je loue un vélo, fais un grand tour de ville avec et le lui ramène vers 17h en lui précisant qu’il y avait un problème de chaîne. J’ai voulu le dire en allemand mais je me suis embrouillée et je me suis rendue compte que mon propos pouvait être ambigu. En effet, au lieu d’utiliser le verbe binden (former en allemand) pour dire que ma chaîne faisait un nœud, j’ai utilisé le mot bondage dans une phrase incompréhensible en allemand, mais comique, d’où il ressortait en substance que « j’avais eu du plaisir malgré la chaîne qui m’attachait ». Renate a éclaté de rire et m’a regardée d’une drôle de façon… qui m’a troublée instantanément.

Elle me propose un café, ferme sa boutique et nous commençons à discuter dans un sabir mêlant allemand et anglais avec quelques mots de français. Je la regarde : assez grande, fine mais avec une poitrine ronde, en jean, la peau claire, le cheveu et les yeux sombres. Des lèvres surtout comme j’aime, épaisses… Nous montons à l’étage, où elle a une sorte de studio. Nous parlons de la ville et très vite de nos vies. Il fait très sombre, elle m’offre un whisky, nous nous sentons bien. Nous sommes sur un canapé, nous nous rapprochons, je sens son odeur, un peu sauvage, nos doigts s’enlacent.

D’un seul coup elle m’embrasse, fait passer son tee-shirt au dessus de sa tête, degraphe son soutif. Sa peau est douce mais ses aisselles, touffues, me rebutent un peu (j’ai une pensée pour l’auteur cubain que tu nous a fait découvrir)! Elle m’embrasse, je suis surprise par sa fougue, y répond. Elle m’aide à me déshabiller, je veux aller me rafraîchir, elle me retient.
- Je te veux comme tu es, me dit-elle.
Je m’étonne moi-même car je me déshabille entièrement, elle fait de même.
- Je suis mariée, parviens-je à dire tout en l’embrassant à mon tour.
- Oui mais tu aimes les femmes me répond-elle…et tu aimes être attachée, je l’ai vu dans tes yeux tout à l’heure, et fessée aussi n’est-ce pas ?
Nous passons sur son lit, tout proche. Elle me tient les mains au dessus de la tête en disant cela, je ne défends plus, je reste écartelée. Renate me quitte, revient très vite avec des liens, m’installe sur le ventre, m’attache en tirant fort sur les liens.

Je sens qu’elle me regarde, elle m’effleure le dos et les fesses, se touche le sexe, me fait sentir ses doigts. Elle colle sa bouche à mon oreille gauche : je vais te fesser, fort et longtemps. Sa voix rauque me fait mouiller, elle le sait, me branle d’une main… et me frappe de l’autre. Je suis surprise de la force qu’elle met, tente d’échapper aux liens. Plus je gémis, plus elle frappe. J’ai les fesses en feu, elle m’abandonne, revient avec une raquette de tennis…et reprend ses coups. Cette fois je hurle.

Elle s’arrête, me contourne, se positionne devant ma bouche, j’ai sa chatte hirsute devant le nez : lèche-moi, bouffe-moi, ordonne-t-elle. Je sors la langue et je lui dévore la chatte. Elle continue à me frapper les fesses alors que je m’évertue à la faire jouir, afin d’abréger l’avalanche qui s’abat sur mes reins. J’y parviens, semble-t-il, car tout s’arrête. Elle se blottit contre moi, glisse une main jusqu’à mon clitoris : en quelques secondes, elle me fait jouir à son tour. Bizarrement elle ne me sucera pas de la soirée. Nous ressortons dîner et je regagne mon hôtel tard dans la nuit. "

S.


Dessin de Rajah

dimanche 8 mai 2011

Fessée royale



Ma chère Mona,

Je suis encore mouillée rien que d'y penser : je suis restée ligotée, les fesses rougies par les mains de M. pendant toute la durée - et ce fut long - du mariage de Kate et William! P. m'a en effet adressé de France un sms au mauvais moment, pour se moquer gentiment de cette cérémonie que beaucoup de Britanniques, à commencer par mon mari, tenaient absolument à voir. Le problème est que mon portable a sonné alors que M. était tout à côté.

Résultat ? M. a exigé que je regarde la cérémonie selon ses exigences. Il m'a déshabillée entièrement, couchée en travers de ses genoux (on the knees), m'a liée les mains dans le dos et a commencé à me fesser fort et longtemps, à la main puis avec une brosse à cheveux (je ne sais pourquoi mais les Britanniques adorent cet instrument) en suivant le rythme de la musique de la garde qui n'arrêtait pas de passer et repasser avant la cérémonie à Westminster.

Lorsqu'il a dégraphé sa braguette pour m'obliger à le sucer, j'ai cru que la séance allait prendre fin. Pas du tout, d'abord il a continué de me fesser sévèrement puis il a ramené mes chevilles contre mes poignets (en hogtied donc) et m'a laissé ainsi pendant le mariage lui-même, sur le canapé. Sans me permettre ni de me détendre ni de masser mes fesses endolories, ni même de me faire jouir car j'avoue avoir été fort mouillée durant la séance.

Pendant que les nouveaux mariés prenaient le royal landau pour aller à Buckingham en saluant la foule, nouvelle séance de fessée, plus douloureuse encore, avec sa queue à nouveau dans ma bouche. Après le deuxième baiser des mariés sur le balcon j'ai tout de même eu droit à ses doigts sur mon clito, et à un orgasme d'autant plus fort que, encore ligotée, je ne pouvais qu'intérioriser mon plaisir. Oui, je me souviendrai longtemps du mariage princier!

S.


Illustration de RAJAH

samedi 9 avril 2011

Speed dating SM


Aladin nous accueille à l’Orchidée noir où il organise ses soirée « speed dating sm » entre des hommes soumis et des femmes dominatrices. Le lieu en velours rouge et noir est agréable. A gauche de l’entrée il y a un petit salon avec un bar où l’on peut s’asseoir sur de larges canapés. Je traverse la grande salle en passant devant les esclaves déjà en scène. Chacun d’eux est dans une tenue différente, ils sont exposés immobiles. J’observe les maîtresses qui arrivent et découvrent les proies offertes. L’une d’elles prépare son matériel : martinet, fouet tressé, menottes… Un homme est allongé dans la cage qui trône en plein milieu de l’espace. J’écarte un rideau cachant un lit immense. En face, derrière une porte, le cabinet médical attend les patients. Mes amies ont occupé un coin d’où l’on peut avoir une vue d’ensemble. Heureuses de nous retrouver, nos conversations sont soudain interrompues par la voix d’Aladin qui annonce les règles du jeu.

En binôme, avec mon amie Y. nous étudions la liste qu’il a remise aux dominatrices. Chaque esclave porte un numéro. Les profils des candidats sont décrits en détail et nous donnent une première idée de leurs dispositions. Nous pouvons ajouter des commentaires et mettre une note. Je me réjouis de ce divertissement lorsqu’un homme dont la tête est recouverte d’une cagoule se présente. Nous avons sept minutes pour l’examiner. Le temps passe assez vite mais nous partageons, mon amie et moi les mêmes appréciations. Notre complicité est sans faille. Nos questions fusent, complémentaires. Commentaires sévères, plaisanteries, compliments (oui, il en faut un peu). Aux tintements d'une petite clochette, nous sommes invitées à rencontrer un nouveau candidat. Trois esclaves se succèdent : le premier a du charme mais il est trop vieux, le deuxième, jeune, plutôt novice, attaché à la croix de St André, semble plus intéressant;c’est un littéraire. Le troisième, expérimenté, a fait carrière auprès des professionnelles et recherche désespérément une maîtresse non vénale. Portrait classique. Ces hommes prêts à servir, peuvent intéresser une femme à la recherche d’un homme de ménage, d’un chauffeur, d’un livreur, d’un poète ou d’un conteur.
Nous sommes attirées par leur corps… et leur sexe, leur douleur, leurs gémissements. Nous effleurons leur dos, leurs fesses, leurs mamelons. Non, rien d’excitant.

Le quatrième esclave est à présent à genoux devant nous. Comme je commençais à me lasser, je me moque un peu de lui, j’exige qu’il baisse la tête. Je m’apprête à l’humilier. Je m’aperçois alors de son expression ludique. Mon amie lui trouve bien des qualités : peau douce métissée, corps félin, 25 ans d’âge, ahaaaa, je me rapproche.

Elle a raison, ce garçon réagit bien à mes caresses et sa peau frémit entre mes doigts. D’un signe du regard, elle m’indique l’engin qui commence à grossir. Les yeux de mon amie s’illuminent. Je demande au jeune homme de retirer ses vêtements. Mes lanières parcourent son corps. « Danse ! » Il ondule, ses yeux s’alanguissent. Et pendant que je le fouette et que je me frotte à ses fesses, son pénis ne cesse de se redresser.Nous avions oublié que le temps était compté. Soudain, quelqu’un nous demande de nous occuper d’un cinquième esclave…

A la fin du jeu, les soumis sont réunis autour de la cage et les maîtresses priées de leur accorder une dernière faveur en les fustigeant de concert. Avant de partir, Aladin nous remet une liste portant les noms des participants et leurs numéros de téléphone. Rentrée chez moi, je jette un regard sur le document. Je ne vois pas le pseudo «Soie ». Je n’ai pas cherché à comprendre. Lorsque j’ai reçu, il y a quelques jours, les illustrations réalisées en "live" par Axterdam, j’y ai repensé. Et voilà une belle occasion de faire revivre, par ce message, ma chronique dans la revue Dèmonia "Les impertinences de Mona". Cette chronique était illustrée, à l'époque de sa parution dans les années quatre-vingt-dix, par cet artiste que je n’avais jamais rencontré jusqu’à cette soirée.

samedi 19 février 2011

Amours cubaines (2/4) - Playa Guanabo


Allongée sur le sable, je sens sa main glisser sous le lycra. J'écarte mes cuisses, laisse passer ses doigts, ma respiration s'accélère, j'essaie de garder mon calme. J'entrouvre légèrement les yeux. Je vois son dos luisant sous le soleil. J'entends sa voix mais ne prête aucune attention à la conversation engagée avec son ami. Les deux filles qui nous accompagnent sont alanguies et somnolent. Cette plage n’est pas la plus belle ; elle est tranquille. Pas de touristes, pas de flics. Une femme avec son gamin jouent au loin.

Les jours ont passé depuis notre première rencontre. J'ai dansé presque tous les soirs dans les bras de cubains, de préférence, noirs ou métisses. J’ai comparé. Certains s’avèrent maladroits ou manquent de style mais ils sont nombreux à danser comme des dieux. Oui, j’aurais pu suivre l’un d’entre eux, magnifique, qui avait tout pour me plaire et n’avait pas hésité à porter ma main vers sa pine dressée, à me serrer contre lui en simulant l’acte sexuel... je n’ai pas changé mes plans et me revoilà à la Havane ayant retrouvé mon « novio » impatient. A Cuba, entraînée par la salsa, mes pulsions de femelle passive se réveillent. Dès mon adolescence, je me suis révoltée contre ce rôle imposé. J’ai exploré des jeux de séduction différents avec les hommes. Avoir un soumis à mes pieds m’a exhalté longtemps, pourtant, je n’ai jamais cessé d’être attirée sexuellement par des hommes machos. Naviguant à travers les pratiques sadomasos, j’ai compris enfin que je pouvais jouer en fonction du moment, du partenaire, de mes envies. Il m’arrive de m’abandonner avec délices aux caprices d’un homme.

Mon jeune noir vigoureux me pousse dans les vagues, m’enlace. Image cliché : l’amour dans l’océan. Soyons prudents. Quelques minutes plus tard, nous nous enfonçons dans les dunes sous les cocotiers. Il choisit un tronc d’arbre pour se poser. Il me montre le préservatif caché dans son slip de bain pour me rassurer. L’amour dans les arbres, le bleu de la mer à l’horizon. Je caresse l’engin qu’il m'exhibe, je palpe et lentement m’empale. Je n’en pouvais plus d’attendre, j’en ai tellement rêvé. Notre excitation est à son comble. Après la jouissance il bande encore, je suis toujours moite. Une halte à peine, le temps d’avaler une gorgée de rhum au goulot, retour vers les dunes...

(Photo Hermán Puig)

dimanche 13 février 2011

Amours cubaines (1/4) – Au piano bar de l’hôtel Florida


Le noir assis en face de moi me scrute avec ses yeux perçants, dévoreurs. Je garde mon flegme. La soirée commence à peine et nous voilà enlacés sur la piste de danse. Sans préambules il prend ma main qu'il pose allègrement sur son sexe gonflé sous ses vêtements. J'ai l'impression que tout le monde nous regarde. La piste est éclairée afin que les spectateurs assis autour observent l'orchestre et les danseurs de salsa. Cet homme qui avait l'air si discret se transforme en exhibitionniste extravagant. Il sourit en remuant son corps sensuel. Je dépasse mes résistances, je suis ses ondulations, virevolte et me pliant à ses caresses provocantes, je me frotte à son bassin simulant les mouvements de la pénétration sexuelle dans toute sa fureur. La musique m'enivre et profitant de mon abandon, sa langue chatouille mon oreille, ses lèvres lèchent mon cou, mon visage, et s'emparent de ma bouche. L'orchestre a cessé de jouer lorsque j'ouvre les yeux. Nous rejoignons nos amis, l'ambiance est devenue fiévreuse. Une plantureuse négresse aux cheveux touffus trône au milieu de la petite salle alors qu’un homme blanc, apparemment un touriste, à genoux devant elle lui caresse ses souliers. Je ne m’attends guère à un tel spectacle dans un lieu public de la capitale cubaine et personne ne semble étonné comme si la scène était banale. Le garçon me chuchote des mots de désir et échafaude des plans pour poursuivre la soirée quelque part dans un appartement du centre de la Havane, vers le Malecón, Il me demande si son sexe dur me plaît, si j’aurais envie d’en profiter. Il prend mes doigts dans sa bouche et lèche la paume de ma main. Je me laisse faire. Je suis là depuis trois jours. Le lendemain je pars vers Trinidad et il n’est pas question de changer mes plans. Pourtant cette ville m’attire comme un aimant et rien que pour voir l’endroit où il propose de m’emmener, je l’aurais suivit aveuglément. Mais la raison l’emporte, la méfiance, les règles de prudence. Sur le chemin vers la casa où j’habite, il s’arrête tous les dix mètres. La musique tonitruante jaillit de son téléphone portable. Un flic apparaît de temps en temps dans l’obscurité. Le noir a l’habitude. Il sent sa présence et attend qu’il nous dépasse pour me pousser vers un mur. Il m’embrasse, me mordille la peau, me fait mal. Je suce ses tétons pour me venger, me livre à ses baisers et refuse d’explorer l’engin qu’il m’offre avec délectation. Il me demande de l’attendre, de ne pas céder aux avances d’autres hommes. Il joue au macho et moi, à la femelle en chaleur et maso.

Cet après-midi-là, dans une rue poussiéreuse aux façades colorées et décrépies, devant la Casa de la musica, ma jeune camarade de voyage aux long cheveux teints avait abordé celui qui était devenu en une soirée, mon "novio" cubain. Je n'avais prêté aucune attention à leur longue conversation animée lorsqu’un policier lui demanda sa carte d’identité. Le noir s’était exécuté sans ciller. Pendant que l’officiel téléphonait pour se renseigner, j’avais essayé de comprendre. Le garçon avait l’air résigné et il ne me donna aucune explication. A partir de ce que j’avais lu dans les guides, j’avais alors imaginé des histoires de business ou de prostitution. Cela ne nous empêcha pas de le retrouver ce soir-là, au rendez-vous qu'il nous avait donné au piano bar de l'hôtel Florida, où il nous attendait avec un ami.

(Photo trouvée sur Internet)

lundi 18 mai 2009

Soumise en Rangers



Brune, cheveux ras, manteau en cuir, bottes de pompiers, la jeune femme, bandeau sur les yeux, debout dans la pénombre, attend. Je prends son manteau. Elle a une veste et un pantalon noir, elle semble tendue. M'approchant d'elle, sa respiration s’accélère . Sous son costume d’homme, elle n’a pas de chemise mais un soutien-gorge et un slip brésilien en dentelle noir. Convoquée par sa « femme », mon amie, elle me semble parfaite. Nous avons organisé une première séance pour que je la découvre et comme prévu, je les laisse quelques minutes pour préparer le bain moussant auquel elle ne s’attend pas. L’eau chaude coule dans la baignoire et les parfums de vétiver et d’ambre m’étourdissent. J’allume quelques bougies et la musique orientale m’éloigne peu à peu de la ville, des bruits de la rue et de son animation. Je reviens la chercher dans le séjour. Quelle bonne idée a eu mon amie d’avoir tiré les rideaux pour cacher la lumière et les arbres. Nous évoluons dans un cocon feutré, rose, mordoré. Nous avons bu du vin et grignoté quelques tapas en attendant notre esclave du soir. Mon amie a revêtu une petite tunique luisante et des cuissardes. J’ai enfilé des bas et de la lingerie noire sous ma longue robe que je ne tarderai pas à retirer lorsque la jeune femme aura été immergée dans la mousse du bain, privée de tous ses repères. Elle se laisse faire sans perdre son assurance. Sur ses gardes, elle dit « oui » quand je lui demande si elle a peur. Mais non, ce n’est pas le mot qui convient… Un félin prêt à bondir, la crainte d’un danger imaginaire. Sa peau rougit sous les poils de la brosse, elle gémit de sentir les pointes de ses seins s’écraser aux pincements de nos doigts. Je constate qu’elle aime cette douleur. Elle rit de découvrir le pénis de gros calibre, caché dans les bulles savonneuses, ventousé au fond de la baignoire et sur lequel elle ne tarde pas à s’empaler. Mon amie lui introduit un petit plug dans le cul et nous sommes toutes les deux presque étonnées de cette soumission farouche. Accroupie au-dessus d’elle, les pieds bien placés sur les bords de la baignoire, j’attire sa bouche entre mes cuisses. Elle obéit à nos caprices. Nous décidons alors de la rincer et de la sécher avant de la masser avec une huile aphrodisiaque. Toutes ces bontés la détendent avant que le fouet ne trace de fines nervures sur ses fesses offertes. L’esclave novice s’apprête à des traitements sévères quand au creux de son oreille je chuchote « je crois deviner combien tu aimes les défis ! ».

mardi 21 avril 2009

Nue sous son imperméable




Elle s’assoit en face de moi au café où je lui ai donné rendez-vous. Nous parlons de sa vie, de son maître, je lui parle un peu de moi. Nous ne nous connaissons pas beaucoup et j’ai envie de la découvrir. Je l’ai convoquée en lui demandant d’être nue sous ses vêtements, elle me dit qu’elle est nue sous son imper. A cette idée, je m’enflamme. Nous quittons le bistrot. En début de soirée, en ce mois d'avril, il fait jour. Le temps est doux, la lumière magnifique. Dans la rue passante je ne résiste pas à glisser ma main dans la fente de son vêtement. Je frôle ses fesses rebondies. Grande, mince, perchée sur ses escarpins, elle a belle allure et je remarque que des hommes la regardent. Je n’ai pas le temps d’imaginer ou de provoquer des situations obscènes. Nous arrivons à l’adresse prévue. Dans l’ascenseur je dévoile ses seins, je les malaxe, j'attrape son corps et je caresse ses cuisses. Devant la porte de l’appartement où nous sommes attendues, je lui pose un bandeau sur les yeux.

A sa vue, mon ami impatient l’introduit dans le salon et pendant qu’il l’examine, je me sens fougueuse et je réprime le désir de la prendre sans attendre. L’esclave est troublée, elle a peur. L’homme la renverse sur ses genoux, la fesse, la palpe, elle tremble, je la rassure. Puis, à mon tour je l’allonge sur le canapé et je la fouette avec un martinet, je lui attache les chevilles, les poignets, mon ami la cingle. Elle gémit et je l’enjoins de gémir encore. Je m’assois sur son visage. Elle me régale de sa langue chaude et douce. Je m’excite en n’ayant qu’une idée, celle d’enfiler mon gode-ceinture. Je la pénètre, Je l’embrasse, je lui mords la pointe des seins, je relève ses jambes, m’enfonce le plus loin possible. Son souffle se transforme en larmes à travers le bandeau. Elle dit qu’elle jouit, elle murmure des mots étranges.

Mais je n’ai pas fini d’abuser de la soumise prêtée. Je la mets à quatre pattes et j’invite mon complice à l'astiquer pendant qu’elle me lèche. Je la tiens par les cheveux et elle jouit encore. A nouveau fustigée, ses lamentations m’affolent. Je demande à mon ami de lui faire l’amour. J’observe l’ondulation de leurs corps lisses, je m'exalte de ses soupirs, je promène les lanières du martinet sur leurs courbures avant de les lancer sur les fesses musclées de l’homme en rut. Je le fouette de plus en plus fort jusqu’à ce qu’il débande, qu'elle pleure et que je m’épuise.

(Le dessin est de Rajah dont l'univers érotique m'inspire intensément...)

samedi 28 février 2009

Il y a place pour deux



Elle devrait arriver bientôt. Un drap en vinyl noir brille, quelques accessoires sont discrètement disposés dans les recoins. Il n’y a plus de temps à perdre. L’une d’entre nous allume les bougies dans la pièce où le divan est prêt pour la cérémonie. Une autre s’affaire à la cuisine et la troisième s’occupe de la musique. Nous achevons les préparatifs du scénario prévu pour satisfaire le désir de notre amie livrée ce soir-là à nos caprices.

Un premier homme est déjà là. Lorsqu’elle sonne, à peine accueillie, un bandeau est posé sur ses yeux et elle est mise à genoux dans la chambre éclairée aux chandelles. Un peu plus tard, alors que le champagne commence à faire son effet, notre amie est introduite auprès de nous. Elle est debout devant le feu; dans sa bouche, j’ai posé les cinq magnifiques lys qu’elle nous a offerts : un pour chacune de nous. Sous sa robe noire moulante, dégagée sur les épaules, elle est nue sauf sur ses jambes gainées de bas. Nos mains glissent sous l’étoffe, elle est caressée, pincée, griffée, mordue puis jetée au sol, fesses découvertes. Je lui tire les cheveux pour placer son visage contre le sexe gonflé à travers le slip en cuir de l’homme aux yeux bandés placé en face d’elle. Autorisée à le toucher, elle s’agrippe à ses cuisses en chaps et remonte ses mains vers son buste couvert de latex. Mes doigts passent à travers sa vulve. Sa respiration s’accélère, son excitation est à son comble… j’éloigne l’homme alors qu’elle est prise en mains par d’autres femmes qui l’attachent à une chaise. Le soumis à quatre pattes enfonce sa langue dans sa fente trempée. Certaines d’entre nous le fouettent, d’autres titillent les seins, embrassent les lèvres de l’esclave immobilisée.

Entre-temps, un autre homme est arrivé. Nous ne tardons pas à le rejoindre dans la pièce éclairée aux bougies. A genoux, il caresse nos escarpins, les baise, prend nos talons dans sa bouche. Il est ensuite allongé sur le divan recouvert de vinyl où nous plaçons notre amie. Ils se touchent, ils se caressent. Nous la mettons à califourchon sur son sexe. Dès que son excitation monte, qu’elle remue, qu’elle s’affole, elle est interrompue et nous les prions de s’immobiliser. L’homme en latex est à son tour placé à genoux devant le divan. Derrière lui il y a une porte ouverte qui donne sur une pièce attenante à la chambre où je me trouve. Dans le silence, s’élève la voix de notre lectrice dont j’aperçois la silhouette dans l’embrasure de la porte. Elle lit une petite nouvelle extraite des Contes licencieux du Marquis de Sade : « Il y a place pour deux ». Je n’arrive pas à me concentrer sur le texte, je pense à la suite du scénario et je m’approche de l’homme à genoux. Je pose la pointe de mes seins dans sa bouche, je descends sa tête vers mes cuisses, j’écarte ma robe fendue et goûte à ses lèvres sur mon sexe. Après, tout va très vite. Je l’aide à retirer ses bottes, son slip et son t-shirt en latex, je le guide sur le divan et le place contre les fesses de la femelle, toujours à califourchon sur le fétichiste allongé. Pendant que j’enfile un gant en latex, je tend un préservatif au bel étalon et prépare mon amie à recevoir, dans le cul, l’engin de belle dimension que je dirige. Elle se rétracte, pousse une plainte, je la rassure, cette fois-ci elle se détend, je me doute que c’est sa première fois… Emboîtés les trois aveugles s’agitent, je n’ai guère le temps de savourer le tableau que la lectrice se jette sur moi. Sa bouche dévore la mienne, je sens ses mains, sa peau collés à moi. J’entends les râles et les cris à côté de moi, pendant qu’une main me branle terriblement et que je crie aussi.

Mon amie nous fit le compte-rendu de la soirée dont elle mit plusieurs jours à se remettre. Elle identifia la reine de la morsure, celle du baiser, celle des griffures. Contrairement au conte sadien, elle ne saura jamais qui l’aura baisée ce soir-là !

La photo est de Jan Saudek "The End of the Film", 1997.

samedi 7 février 2009

Soumise prêtée




Lorsque la porte s’entrouvre, M. aperçoit une dame qui pourrait avoir le double de son âge. Elle baisse la tête et attend d’être invitée à rentrer dans l’appartement. Un peu plus tard, masque, bandeau sur les yeux, elle suit la femme qui l’a convoquée, une amie de son maître. Celle-ci lui prend les mains un peu froides d’émotion et de peur.

Elle se tient debout, son visage penché, ses mains croisées derrière le dos. Mes yeux se posent sur ses petites bottines et remontent vers des jambes nues, un pubis dévoilé, complètement épilé, des petits seins bien ronds. Un cache-cœur noir enroulé sur la taille dessine des courbes parfaites. Si le visage est caché, le corps, dans un jeu de nudité insolente et de vêtements détournés, affiche une assurance un peu fragilisé par la situation et l’inconnu. Mes deux amies ont l’air satisfait et admiratif. Elles ne se retiennent pas longtemps pour toucher, caresser, malaxer la peau douce de cette soumise prêtée. La jeune femme est priée d'adopter des positions d’humiliée offerte. A quatre pattes, ses fesses rebondies et fermes attirent les mains des dominatrices. Le dos se cambre, le corps ondule. Des lanières s’abattent sur son corps. Sous le fouet elle tente de se raidir, on lui demande de se lâcher, de gémir. Assise sur le tapis, jambes repliées, écartées, son sexe se déploie révélant deux minuscules anneaux décorant les nymphes roses. L’esclave est ravissante. La maîtresse de maison désire se faire masser les pieds, sentir la langue de la soumise sur ses chevilles, ses jambes, sur sa vulve. M. docile, obéit aux ordres avec une grande ferveur. Soudain, elle se braque. Des doigts ont cherché et trouvé sa fente trempée. L’une des femmes la pénètre munie d’un pénis accroché à sa ceinture. La voilà cernée par deux furies en chaleur.

Appliquée à sucer et à se laisser "engoder", elle ne comprend pas que ces femmes l’écartent. Elles l’obligent à satisfaire les mamelles de leur troisième complice. Abandonnée, la tête enfouie dans la poitrine opulente, elle tente de jeter un œil du côté du couple en pleins ébats. Elle soupçonne le pénis perdu emboîté entre les cuisses de la maîtresse de maison. En effet, la femme à la ceinture s’acharne sur son amie…

Assouvies, les libertines bavardent, boivent le thé, lisent à voix haute des pages de littérature érotique, écoutent des variations de Schumann. Elle n’aurait jamais imaginé une telle situation. Prêtée à ces inconnues, utilisée pour faire bander ces dames, elle repart excitée et frustrée. En la raccompagnant dans l’entrée, je suis sur le point de l’entreprendre. Et puis, non, je décide qu’elle attendra son prochain rendez-vous avec son maître.

(Dessin de RAJAH issu de son blog Le Cercle à découvrir absolument en cliquant ici, si ce n'est déjà fait!)

vendredi 9 janvier 2009

Mes amies sont SM et gourmandes !




A l’époque où je découvrais les pratiques sadomasochistes, j’étais encore dans la tranche de la vingtaine. Il y avait autour de moi des hommes, séduisants, intelligents et dominateurs, des femmes sensuelles, sensibles, passives et masochistes. J’avais essayé les deux rôles de soumise et de dominante et une fois mon choix établi, j’avais trouvé sur Minitel des esclaves des deux sexes mais pas de maîtresse complice. Je me décidais donc à répondre à une annonce parue dans la rubrique Chéries de Libération et je me retrouvais dans un bistro des Champs-Elysées devant une femme étonnante. Elle était l’anti-stéréotype de la domina des magazines porno et nous échangions sur de nombreux sujets dont le théâtre et la littérature. Depuis, nous avons partagé du plaisir et des réflexions. Nous avons rencontré des amies fidèles et par son intermédiaire, j’ai connu celle qui est devenue ma sœur, jumelle en certaines occasions, lorsque toutes les deux nous nous affublons de la casquette en cuir. A nous trois, s’ajoutèrent une belle étrangère ambiguë, une blonde androgyne et une femme Durassienne, classieuse et « salope ».



Notre petit groupe a ses habitudes et ses rituels : soirées intimes, ciné-club privé, sorties au théâtre ou ailleurs. Nous aimons les salons de thé, les pâtisseries, le chocolat, et il nous arrive de tester des esclaves, des femmes ou des hommes offerts à nos caprices…


(La pâtisserie dont vous voyez la photo, et que je vous recommande, possède un nom des Mille et Une Nuits : Ispahan. A déguster chez Ladurée Quant aux chocolats, bien qu'on ait trouvé aussi bons, peut-être meilleurs, ceux de Debauve et Gallais demeurent une référence...isn't it?)

Trois hommes pour le plaisir des dames




La dernière soirée organisée dans l’appartement de l’une d’entre nous fut particulièrement excitante. Nous avions à notre service, trois spécimens masculins d’âges, de physiques et de tendances différents. Le premier, un tout jeune garçon à la peau d’ébène d’une douceur de soie, était très douillet et débutant. Il nous raconta, à genoux, l’un de ses rêves récurrents où il se voit capturé en pleine brousse par de belles amazones. Le novice nous avoua que les femmes dominatrices qu’il avait rencontrées jusque là ne s’intéressaient qu’à son sexe oubliant la raison de sa présence auprès d’elles. Le fait est que, à la découverte de son anatomie imposante, notre connivence avec ces femmes inconnues s’exprima sans retenue.

Le deuxième sujet, passa le plus clair de son temps à la cuisine. Soubrette expérimentée, à l’heure de se mettre à table, il s’avéra qu’il nous avait déjà servi. Celle qui l’avait reconnu lui fit subir un interrogatoire sérieux. Nos hochements de tête au moment de s’attaquer aux desserts, macarons, meringues et nougats, signifiaient que ces soumis décidément ne possèdent aucune originalité ! Ils essayent toutes les maîtresses, ils tentent de convertir leur amie en domina puis, lorsqu’ils la quittent, il reviennent dans le circuit.


Ce schéma très commun correspondait à notre troisième candidat avec quelques variantes. Celui-ci pouvait se prévaloir de tout avouer à sa compagne sauf une relation sexuelle avec l’une de ses maîtresses. Il nous intéressa néanmoins beaucoup. Il était réellement masochiste et nous lui fîmes subir de nombreux traitements. Il resta attaché et cagoulé dans le salon pendant que nous dînions, il avait résisté à la cire de bougie sur les parties sensibles de son corps, son torse fut piqué, marqué, et il fut sévèrement fouetté par des lanières multiples et des poignets divers. Sa transe visible nous émut.

Tous les trois furent récompensés. Ils furent invités à satisfaire celles d’entre nous qui le désiraient, à quatre pattes, la tête entre les cuisses de ces dames. En général, et même si nous avons chacune nos préférences et notre style, nous notons de la même façon les sujets appelés à nos pieds !

(Photos : les macarons au citron de chez Ladurée of course et les nougats libanais dont nous raffolons)

jeudi 4 décembre 2008

Femmes attachées à Lapérouse



Je m’ennuyais à la fin de cette soirée de Lapérouse, au public assez beauf, lorsque ma curiosité me pousse derrière l’une des portes du couloir où avaient eu lieu les performances. Dans un des salons, une femme avait passé la soirée à y introduire des volontaires, yeux bandés, pour une dégustation de cognac. Dans l’autre, impossible de savoir ce qui s'y était passé et de toute façon les réjouissances étaient terminées.

Quelle ne fut ma surprise de découvrir dans l’obscurité, trois jeunes femmes collées contre les murs et attachées l’une à l’autre par de longues cordes blanches. Elles murmurent « détachez-nous… ». Je regarde les nœuds, en effet, elles sont sérieusement ligotées. Elles gigotent suppliantes. L’espace de quelques minutes, je savoure le tableau baigné par la voix de Léonard Cohen. Les mains mystérieuses qui ont noué les liens ont posé dans un coin quelques photos, une bougie, un CD. Le maître a réussi une petite scène émoustillante...



Il aurait suffit de peu, des jeunes femmes initiées et abandonnées, pour que le plaisir se prolonge et dépasse l’amusement.

dimanche 26 octobre 2008

L’anniversaire d’Aladin



L’entrée est toute étroite, je laisse les deux esclaves se changer et je descends le petit escalier qui me mène au grand salon où se trouve le bar. Mes amies sont là. Les coupes de champagnes sont sur les tables. Assez rapidement, elles m’entraînent à l’étage au-dessus pour explorer les lieux et choisir la scène où se déroulera le scénario préparée par elles. Une sorte de banquette recouverte de cuir rouge attire tous les regards. Elle sera mieux placée face à la grande glace. L’un après l’autre, les personnages prévus pour la mise en scène arrivent accompagnés d’un public restreint. Des bougies et deux petites lanternes portées à tour de rôle par des personnes présentes éclairent l’espace.

La maîtresse de cérémonies murmure des consignes. L’homme en harnais s’allonge sur la banquette. Non ce ne sera pas sa place, mais celle de la jeune femme blonde en kilt. la maîtresse sort un bâton de rouge à lèvres et peint le sexe ouvert. Une sorte de bouche énorme se dessine alors dans le reflet de la glace. L’écho des coups de cravache surgis du grand salon interrompt le silence dans lequel nous sommes plongés. Aladin, est appelé, le chiffre 50 est dessiné sur son ventre et sur son dos, il y a quelques jours il fêtait son anniversaire. Le bâton de rouge à lèvres passe de mains en mains, de la maîtresse à la jeune femme. Sur les corps des esclaves on voit des signes peints en rouge. Griffures, morsures de la maîtresse sur la peau de la femme blonde, griffures, morsures de la femme blonde sur la peau de l’homme qui est allongé sur la banquette. Son sexe est maintenant découvert. Des femmes s’emparent de ses cuisses et de son corps, leurs mains, leurs doigts malaxent son ventre, tordent les pointes de ses seins. La respiration de l’homme s’accélère, son sexe bave, mais la maîtresse décide d’arrêter là.








C’était hier, à Cris et Chuchotements au cours de l’après-midi organisée par Aladin et Leia, une fois par mois. L’atmosphère est feutrée, le public agréable, belle ambiance. (Informations en cliquant sur le titre)